Merveilleux film qu’un taxi pour Tobrouk. Réalisé par un « vrai »résistant, pur produit de la droite française (Saint syrien en puissance fils de Saint Cyrien famille nombreuse catho), il en illustre les valeurs. La possibilité d’un amour entre les hommes quelles que soient leurs différences. La possibilité d’une mixité sociale si on veut employer un jargon de gauche. L’absence de manichéisme. Le fils de Vichyste rejoint la résistance parce qu’il s’ennuie, le malfrat pour échapper a une condamnation a mort, le juif copine finalement avec l’aristocrate allemand, le bon franchouillard va plus loin en marchand que les intellectuels assis. Et on peut être triste le jour de la victoire, sans nécessairement renvoyer dans les cordes l’abrutis moralisateur qui parle de leur chapeau et de respect aux combattants de la première heure.
L’amour des hommes quels qu’ils soient. Le vrai amour de l’humanité. La détestation de la guerre même si parfois, il en est qu’il faut faire. Il n’y a pas de guerre juste même si il en est de nécessaires.
Évidemment, les critiques engages de l’époque ont cherche a casser ce truc comme tous ceux de la même veine avec le même message. En gros, tous les plus grand succès du cinéma français.
Ils trahissaient leur nature profonde de petits bourgeois socialistes prétentieux dans la nature même de leur critique....Du cinéma « populaire », Les plus subtil parlait de « commercial » mais quand on y réfléchit bien, c’est la même chose dans leurs esprits. Si tous le monde comprend, c’est que nous ne sommes pas assez obscurs, donc pas assez supérieurs.
Aujourd’hui, avec les commission d’avance sur recette et autres procédures de censure bureaucratique, on ne pourrait plus tourner un film comme cela. Heureusement, reste le cinéma étranger. Nos censeurs, par inculture, ignorance, mépris de l’autre, ne comprennent heureusement pas la nature profonde de films comme par exemple ceux de Kusturisa ou de Arcand.
C’est égal, la profondeur du message est telle qu’après 50 ans de mépris, l’homme de gauche a titre individuel peut désormais admettre qu’il se sent touche.
Collectivement évidemment, la gauche ne saurait se renier. Il est donc logique qu’il n’y ait pas d’hommage collectif institutionnel fort a Monsieur de La patelliere et que les moins bornes aient du attendre son décès pour le reconnaitre.
Gageons qu’a la mort de Rappenneau, l’homme qui dans le film « populaire commercial » Les Maries de l’an II a montre que toute révolution est d’abord une cuterie cachant des intérêts individuels souvent irrationnels derrière des postures idéologiques souvent délirantes, quelques personnes honnêtes reconnaitront que son film vaut cent bêtises idéologiques du genre des dernières « brigades du tigre »ou autres médiocres production subventionnées de « l’exception culturelle ».