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Patrick Adam Patrick Adam 6 octobre 2006 09:22

@ wrysia

Je pense aussi que certaines traditions sont à conserver. Je ne suis pas nihiliste, d’autant que j’ai un faible pour certains rituels.

Certaines sociétés développent encore aujourd’hui un réel déficit entre le principe d’égalité des sexes, de la liberté d’expression, de la curiosité intellectuelle et culturelle. L’école doit lutter aujourd’hui à la fois sur ce qui se passe parfois à la maison, ainsi que sur les messages de haine et d’exclusion diffusés par certaines chaînes satellitaires. Mais elle doit aussi lutter contre les médias occidendaux qui dévalorisent la société occidentale tous les jours, en établissant le culte de la violence, de l’argent roi et de la vie sexuelle comme produit de consommation.

L’éducation se fait aujourd’hui selon cinq piliers : la maison, l’école, les médias (essentiellement la télé), la rue, et la religion (pilier facultatif - l’athéisme pouvant le remplacer). La discours « officiel » consiste aujourd’hui à faire porter toutes les carences éducatives sur la seule école et à laisser « tranquille » toutes les autres composantes. Il y a désormais connivence entre les médias et la religion (du moins l’islam et à certains égards le boudhisme) car le christianisme, le judaïsme n’ont plus le même traitement.

Vous dites très justement : « Sans aide extérieure des institutions, les parents ne pourront jamais rejeter certaines idées ». Mais quelles institutions ? Attention de ne pas faire toujours porter le poids de la charge éducative sur les institutions de la République quand on sait que la République n’entre pas dans les maisons mais que la religion, oui.

La notion de « suprématie masculine » doit être combattue tant à la maison qu’à l’école. Et la façon de la combattre est de s’imposer de ne jamais justifier de telles pratiques. Je vais donner un exemple qui va encore me valoir une vollée de bois « vert ». Faire passer l’image de la femme musulmane comme une mère qui fait de bons couscous et qui vit exclusivement pour transmettre la tradition (idem pour la femme africaine), c’est véhiculer une image parfaitement raciste, sexiste et condescendante. La mère n’est pas seulemnt la gardienne des traditions, elle doit aussi être le vecteur de l’avenir pour ses enfants. Comment un enfant peut-il croire en l’avenir quand il voit sa mère cantonnée dans la tradition avec interdiction formelle d’en sortir ?

Patrick Adam


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