Même si c’est un peu brut de décoffrage,
cet article a le mérite d’avoir une forme de clarté qui pose le problème du coût prohibitif de la vie en « hexagonie ».
Il soulève aussi, et c’est tout à fait naturel l’émotion des nouveaux apprentis
en fascisme, qui malheureusement comme toujours en période de crises vers des
solutions d’autruches se tournent. Il est vrai que cela peut être rageant de
comprendre que l’on peut toucher en gros 700 € par mois sans rien faire du tout
alors que le smic est à 1000€/mois pour 150h mensuelle, ce, sans parler des
pressions multiples. (Transports, hiérarchies, fatigues, taf stupide et
complétement inintéressant)
Histoire de jeter encore plus d’huile
en ce triste brassier de miséreux, quitte à faire encore plus bondir les archaïques
restés coincé au 20eim siècles j’ajouterai à ces chiffres net, les coûts bruts
de l’exclussions.
En premier lieux il faut bien
parler du flicage exacerbé de l’exclusion. Dans la pyramide hiérarchique de la
prise en charge du quidam en sursit, il faut percevoir l’ensemble de la
machinerie sociale, qui s’applique au passage aussi bien au RSA qu’au ASS. En
gros l’exclusion passe par un ministère, puis par l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA), pour arriver à des instances régionales, qui aboutissent
enfin à un travailleur social qui a pour mission de suivre le parcours en
inclusion/insertion de l’exclu (Flicage). Ceci est le cheminement en amont de
la prise en charge. Mais il faut prendre en compte aussi les coûts en aval. Ceux-ci
se traduisent par des stages bidons ou parking, par des réunions informels plus
stupide ou débile les uns que autres en encore par des emplois aidés toujours
en CDD. Enfin il faut aussi ajouter à cela les doublons entre pôle emploi, les
caf et les missions locales.
Bref, en gros comme tous ces intervenants sont loin d’être philanthropes
et que chacun réclame le du de son « Travail » (la prise en charge de
la misère) ben le coût réel d’un RSA/ASS est bien plus proche de 950€/mois que
de 433€. Dans une moindre mesure on peut refaire la même pour l’APL et l’on
arrive sans peine à un coût brut des minimas sociaux de 1500€/mois ! Ce en
prenant uniquement en compte les coûts directs. Si on inclut également les coûts
indirect (prise en charges médicales pour causes de bouffe de merde, de froid,
de dépression, ou encore surcoût liée à la presque obligation de « magouiller »
pour offrir un cadeau à ses enfants ou à son ami (e) (trafic, vol, délinquance
de survivance = plus de flics, plus de vigiles, plus de prisons…) ben on arrive
aisément à plus de 2000€/mois
Dans le même temps gardons à l’esprit qu’en 1967 lors de la création de
l’ANPE l’hexagone comprenait 196 058 demandeurs d’emplois. Force est ici
de constater que nous n’avons jamais fait autre chose depuis cette date que de
générer toujours plus d’exclusion !
Alors petits quidams de tous bords, extrémiste ou pas, il ne reste plus grand-chose
à imaginer, mais un choix à effectuer. Ou effectivement il est au-dessus de nos
forces d’accepter que ceux qui n’ont rien n’ont droit à rien et en ce cas la
dignité et l’honnêteté voudrait que l’on les place face à un mur et qu’on les fusille
histoire de leur éviter une triste et longue agonie, choix qui générera sans
peine une guerre civile…..
Soit on arrête les plâtrages, les masturbations intellectuelles, les certitudes
caduques du passé, on donne un grand coup de balai aux parasites de la prise en
charge de l’exclusion, et l’on instaure un revenu de base de hauteur descentes
(entre 900 et 1000€/mois) toutes aides confondu. Ceci serai moins coûteux que
le micmac ou milles feuilles actuels et permettrait même de réévaluer les smic…..
En gros le choix entre la guerre ou la paix. Malheureusement au vue des
commentaires je crains fort que la guerre nous ne choisissions et que nous tous
seront le perdant…. Triste monde incapable de sortir des dogmes de la caverne
et qui encore aujourd’hui pense que si point tu chasses point tu manges…..