Katherine,
La philosophie nous ramène à notre enfance ou l’interrogation est naïve, totale et permanente. Voltaire l’inspiré, n’a-t-il pas conçu son Candide apprenti philosophe ? Les problèmes commencent, quand au quotidien on se permet de vouloir répondre aux questions. (Au fond c’est bien là un réflexe parent). Être à l’écoute et demeurer dans cette attitude interrogative. Laisser venir l’inspiration naturellement. L’écran blanc de la vie s’anime comme l’aube vient après une longue nuit, car la vie revient toujours.
Une bonne raison d’être confiant sur nos sombres destinées et nos vies ressenties comme fugitives et bien courtes.
Je regardais hier un documentaire sur Alain Fournier, ou tout ce qui le touche, le moindre objet, est délicieusement habité de tendresse et de poésie, le ferment merveilleux de l’enfance et de l’adolescence, le fourmillement de l’imaginaire, le contour de village, le bruissement de la nature, une multitude animée dans un ventre universel et galactique...et cette nostalgie qui nous étreint.
Le grand Meaulnes qui disparut aux Éparges à 28 ans, pour rien.