Katy,
Un espace, une forme, un mouvement, le cycle ininterrompu de Sisyphe, est un peu l’incarnation géocentrique du mouvement solaire vécu par les terriens.
"Un antre gigantesque, une illusion, une lumière
crépusculaire. Sur la pente escarpée d’un gouffre, un colosse musculeux
ahanant, tendu et ramassé, poussait devant lui un roc en direction de
la cime. A l’apogée de l’effort, le roc semblait trouver son équilibre,
hésitait et retombait dans les abysses.
Silencieux, calme et résigné, le géant
Isthmique redescendait, athlétique, pour reprendre ses marques."
Son ascension prend sa source au solstice d’hiver, c’est la période de tension, valeur d’excitation, qui couvre la phase hivernale et printanière. La culmination au solstice d’été, le relâchement, valeur d’inhibition...tout cela est riche métaphoriquement mais aussi chargé de paradoxe.
Sur plusieurs décennies, j’ai observé dans mes contacts, que dans cette période d’inhibition, la nostalgie et ses conséquences les plus sombres s’insinuaient sournoisement au rythme apparent du disque solaire. A nuancer selon la nature, le thème et l’hérédité de chacun.