A tous,
« avoir du pain sur la planche »
Dans notre monde laborieux, cela signifie avoir en perspective beaucoup de tâches fastidieuses à
accomplir, (celui de mon enfance et de la philosophie artisanale de ma mère.)
Au XIXe siècle, la signification se posait dans l’accompli.
Après un dur labeur, le monde paysan, (80% et plus de la population) contemplait ses réserves, ils affronteraient maintenant l’avenir. Nous trouvons encore des maies ou pétrins qui permettaient à l’époque de confectionner et d’entreposer cette symbolique et consistante nourriture.La conservation se faisait sur une planche de
bois fixée au plafond. Bonjour la poussière, mais aussi la consistance du pain...attention aux dents de l’époque ou à leur absence. Et pourtant dans le même temps les romantiques existaient...ailleurs !...je me demande si parmi mes grand-mères, l’une d’elle n’a pas transgressé avec un aristocrate, ce qui me laisse en mémoire des pensées très heureuses à l’endroit du romantisme et de Jean-Jacques Rousseau.
En des temps heureux ??? l’expression prit le sens "d’avoir de quoi vivre sans devoir
travailler".
Une autre explication est avancée. Au
XIXe siècle, le tribunal distribuait les rations de pain aux accusés qui
devaient s’acquitter de longues peines de travaux forcés. De là l’ idée de longueur et de pénibilité formulées dans
cette expression.
En qualité de descendant de menuisier ébéniste depuis probablement la révolution française, je ne trouve pas très plausible, l’hypothèse selon laquelle il s’agissait "du pin sur la
planche" référence au menuisier travaillant une planche de pin.
La préoccupation majeure des hommes de ce temps était la nourriture suprême, rencontre de mystique et de préoccupation quotidienne...manger, pourquoi pas en souvenir du dernier repas.
J’ai le souvenir de mon père, un païen farceur, à table, signant le pain avant de le couper. Une habitude transmise par ses aïeux, une tradition qui perdurait encore dans les années 50.
Bon appétit.