Il existe de moins en moins de lieux de socialisation, de ces « lieux intermédiaires » comme les appelle C. Lasch, de ces lieux où l’on est reconnu en tant que personne dans son intégrité. De plus en plus , dans les actes du quotidien on est réduit à l’ exercice d’ une fonction, de consommateur le week-end, de parent le soir, de professionnel qualifié la semaine. L’être humain dans son intégrité n’existe plus et le citoyen encore moins. Les experts en toute chose sous l’influence occulte des lobbys exercent d’une main de fer le pouvoir réel.Sous couvert de rationalisation ils imposent à l’humain des procédures de plus en plus complexes qui conduisent à l’aliénation de l’individu.Dans ce monde qui fonctionne pour l’intérêt de quelques uns, l’homme ordinaire n’a plu sa place. La démocratie est vidée de sa substance et n’a plu lieu d’être devant cette dictature de la norme, de la technique et du capital.