Que les élections municipales ne soient pas les élections nationales ne veut pas dire que les partis n’aient pas leur mot à dire. Parcequ’on peut avoir des opinions politiques au niveau local comme au niveau national.
Alors certes, au niveau local, on ne peut pas dire dans son programme qu’on va augmenter les impôts sur les entrepris : la taxe professionnel a été supprimé par le gouvernement. Mais on peut faire d’autres choix :
a) Faut-il créer des crêches publiques ou favoriser l’implantation de crêche privée ?
b) Faut-il créer une police municipale armée de tazer, ou faut-il embaucher des éducateurs de rue ?
c) Faut-il créer et financer un centre médical municipal de santé, ou laisser les médecins libéraux faire leur travail librement ?
d) Faut-il une bibliothèque municipale payante au même tarif pour tous, au quotient familial, ou bien gratuite pour tous ?
e) Faut-il créer un cinéma municipal subventionné par la mairie et diffusant des films « art et essai » à 3€ la séance, où les habitants n’ont qu’à aller à l’UGC du coin à 10€ voir des super-production américaine
Ces choix dépendent évidemment des orientations politiques de chacun. Et évidemment, les partis politiques auront des orientations différentes.
Et également, puisqu’il n’est pas possible d’y mettre en question le capitalisme, les points de convergeances avec les socialistes de gauches (peut-être rare dans le gouvernement actuel, mais il en reste à la base) sont plus facile à trouve.
Enfin, surtout dans une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, sans parler de Paris, mener une campagne électorale n’est pas un travail qui s’invente. Il faut une structure, une organisation. Ca s’appelle un parti politique...