La retraite par capitalisation ne comporte effectivement que des désavantages : il est étonnant que ceux-ci ne soient pas mentionné par The Economist ; il est vrai, ceci étant dit, et comme vous le rappelez fort justement, qu’il ne faut pas trop en demander à ce nid de néolibéraux. Reprenons, pour les aider. La retraite par capitalisation c’est, en plus des désavantages évoqués par l’article :
— j’utilise mon salaire pour acheter des actions sur les marchés => je dois déjà engraisser une banque et des gestionnaires de fonds, bien trop payés, eux. Première perte de mon argent qui ne sert qu’à engraisser quelques nuisibles ;
— ces gestionnaires de fond ne voient que leurs intérêts à court terme. Ils n’hésiteront pas à faire fermer des entreprises dont il sont actionnaires si là est leur intérêt. Et voilà de nouveaux chômeurs qui ne pourront plus cotiser => augmentation du chômage
— ces gestionnaires de fonds défendant leurs intérêts, et donc leurs dividendes, feront tout pour que les politiques des sociétés dont ils sont actionnaires soit en leur faveur, siphonnant ainsi les salaires au profit des actionnaires => baisse des salaires => baisse des cotisations, baisse du pouvoir d’achat, paupérisation des travailleurs.
Bref, dit autrement, la retraite par capitalisation, c’est faire financer par le salarié, le travailleur, sa propre spoliation. Je comprends que ce soit un système qui plaise aux néolibéraux.
Je me souviens à ce propos d’un article qui indiquait le montant des émoluments perçus par les banques et gestionnaires de fonds. Accrochez vous bien : le coût de ces parasites oscillaient entre 120% et 40% des sommes versées par les cotisants. Oui oui, vous avez bien lu. Cela a pu monter jusqu’à 120% des sommes versées ! Déjà que la tranche basse, 40% est énorme (pour rappel, la sécurité sociale,, c’est 2%, les mutuelles, c’est 20% …).