Bonjour à tous.
Les images ne correspondent pas à l’interprétation angélique qu’en font
de zélés sympathisants frontistes qui nient toute interprétation antisémite du
propos de Le Pen. On le voit en effet s’en prendre à Noah et son exil fiscal,
mais ce n’est qu’après une relance de la communicante complice Marie
d’Herbais citant elle-même le nom de Bruel, juif séfarade, que Le Pen réagit à ce nom en parlant de « fournée ».
Et ce n’est pas un hasard, Le Pen étant un homme cultivé qui manie
parfaitement la langue et en connaît toutes les nuances. S’il avait voulu
s’exprimer sans verser dans la provocation antisémite, il aurait
évidemment parlé de « charter » et non de « fournée ». Il y
a donc évidemment une connotation antisémite des plus abjectes dans ce propos, Le
Pen sachant pertinemment à quelle confession appartient le chanteur Benguigui qu’il
avait déjà ciblé dans le passé.
Tout cela sous l’œil amusé et complice de l’intervieweuse Marie
d’Herbais, pas gênée le moins du monde par le dérapage. Et pour cause :
cette femme adhère totalement aux thèses les plus nauséabondes du FN des
origines, et ce n’est pas un hasard si elle est l’épouse du sulfureux Frédéric
Chatillon, ancien responsable du GUD connu pour quelques relations douteuses
avec des fachos notoires. Marie d’Herbais, Frédéric Chatillon : deux très proches amis de Marine Le Pen
dont on voudrait nous faire croire qu’elle a rompu avec les idées du parti.
Qui peut être assez naïf pour croire une telle fable ?