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njama njama 23 juin 2014 12:41

Vous n’avez pas repondu pas à ma question Pierre de La Coste :

Les conquêtes des musulmans, des invasions barbares ? ou des libérateurs ?
libérateurs comme pour le cas des Coptes et d’autres chrétiens d’Orient « harcelaient » par les chrétiens trinitaires depuis l’empereur Théodose, grand conquérant et adepte de l’orthodoxie nicéenne ?

En 380, il publia l’édit (dit édit de Thessalonique) suivant : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l’évêque d’Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Les musulmans ont libéré les peuples assujettis à cette tyrannie idéologique smiley

 
Mais l’Islam ne transmet que ce qu’il veut bien transmettre. Il se refuse ainsi obstinément à passer les formes sensibles de l’art grec, puisqu’il professe l’interdit de l’art figuratif.

Ce n’est pas exact.
L’ iconoclasme musulman n’était ni originel ni consubstantiel au Coran et aux débuts de l’islam. C’est le calife Yazid II (687-724) - un siècle après l’Hégire - , 9° calife omeyyade qui succéda à son cousin Umar II en 720, et promulgua un décret (fatwa) contre les images, applicable aux chrétiens qui vivaient sous son autorité, d’où la destruction des images chrétiennes à travers le Califat. Rien d’étonnant, c’était une époque où les controverses entre iconodules et iconoclastes (Querelle des images qui s’étend de 723 à 843) dans le christianisme secouaient tout l’Empire byzantin. Il fallait trancher pour faire cesser ces désordres publics.
C’est donc une décision davantage politique que théologique, les Califes n’ayant jamais eu d’autorité religieuse en Islam comme les papes pouvaient en avoir.
De plus rien dans le Coran n’interdit les images sauf (assez inutilement) celle de Dieu ... car celui qui saurait le représenter n’est pas encore né ou il est fou.

L’A.T. formule clairement l’interdit de la représentation de Dieu : « Tu ne te feras pas d’idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre. »
Exode XX, 4 – TOB

Le Coran était parfaitement dans cette continuité biblique et n’aborde pas directement la question de l’image et de la représentation ; seuls quelques versets jetant l’anathème sur les idoles peuvent être interprétés comme une condamnation des images, comme celui-ci : Abraham dit à son père Azar : « Prendras-tu des idoles [asnâm] pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste. » Coran, VI, 74

 Ici encore, une fois de plus, Bible et Coran se rejoignent.

Plutôt que d’essayer de démontrer l’hétérogénéité (soi-disant congénitale et non miscible) d’une culture avec une autre, il serait plus pertinent je pense de comprendre ce qu’elles ont en commun, et de précieux en commun, surtout si elles ont été voisines aussi longtemps.


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