• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Daniel Roux Daniel Roux 20 juin 2014 13:51

L’explication la plus simple est difficile à accepter :

La politique monétaire est dictée, comme les autres politiques, par l’économie dominante c’est à dire par les vrais dirigeants du monde occidental, les riches actionnaires des multinationales principalement anglo saxons et étasuniens. Un seul critère : le fric.

Le moyen d’en avoir encore plus tout en contrôlant le système :

1) L’inflation par inondation de liquidités. Cette inflation qui grignote les salaires de la classe moyenne, abaisse la valeur des pensions, floute la valeur réelle des biens et augmente les dividendes.
2) Le piège du taux zéro qui détruit la rentabilité des placements les plus sûrs et poussent les épargnants comme des moutons vers l’abattoir, vers les plus risqués pour l’unique bénéfice des intermédiaires financiers, c’est à dire les banques.

Pour les décideurs c’est à dire ceux qui possèdent 90% des actions des principales sociétés mondiales, la hausse spectaculaire de la bourse bien au-delà de l’inflation des biens de consommation courant, n’est pas vraiment une mauvaise nouvelle.

Pour les gestionnaires salariés appelés abusivement « grands patrons », les salaires mirobolants, bonus et autres parachutes dorés les rendent particulièrement attentif au desiderata de leurs patrons et sourds à tout autre raisonnement que la valeur de l’action à court terme.

Pour les hommes politiques, leur élection ou ré élection est leur seule préoccupation. Pour cela, ils ont acheté les votes à coups de subventions, de déficits budgétaires, de clientélisme. C’est ainsi que, l’illusion démocratique envolée, nous nous retrouvons sous la tyrannie d’une oligarchie prédatrice, cycle historique parfaitement décrit par les anciens philosophes de la Grèce antique.

Au citoyen de résister, de continuer à se désendetter tant qu’il le peut en réfléchissant à la nature de sa consommation sans se laisser séduire par les sirènes de la futilité et à ses responsabilités en évitant de mettre au pouvoir ses pires ennemis, les démagogues cupides.

Au delà du fric, idole sacrée des puissants, pensons à notre survie dans un cadre civilisé et le moins que l’on puisse penser, au train où vont les choses, c’est que ce n’est pas gagné.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès