« .. lors de la récente passe d’armes après la répugnante déclaration de son père sur Patrick Bruel. »
Dès qu’on remet cette déclaration dans son contexte, elle n’a plus rien de répugnant - et Pinsolle le sait très bien. L’affaire de la « fournée » est un montage dont les adhérents et sympathisants souhaitent qu’il finira devant les tribunaux car ils ne pourraient que relaxer le président d’honneur du FN - et là, ça ferait mal !
Le propos de Jean-Marie Le Pen
s’inscrivait dans le contexte d’une rubrique de son Journal de bord, “Le pauvre con de la semaine”.
Le vendredi 6, il y avait deux récipiendaires, Bedos et Madonna, qui ont été
présentés comme “Le couple de pauvres cons de la semaine”. C’est ensuite
que Marie d’Herbais a évoqué Bruel, sur quoi JMLP a répondu la phrase passée à
la postérité “On fera une fournée la prochaine fois”, c’est-à-dire que vendredi
prochain, il y aura “La fournée de pauvres cons de la semaine”. Tout
est là !
L’avocat de JMLP pourrait par ailleurs
faire valoir que le terme « fournée », en tant que « groupe
de personnes nommées à une même fonction »
– en l’occurrence, “pauvres cons de la semaine” - n’a pas de véritable synonyme
dans la langue française. Alors, je n’imagine pas les avocats de SOS Racisme, du MRAP et de l’UEJF poussant leurs clients au casse-pipe, pour le plus grand profit du Front national