La conclusion est donc claire, alors que la grande majorité de nos
concitoyens ne veut pas entendre parler d’une sortie (même organisée) de
l’Euro, un chantage en la matière s’avérerait fort difficile.
La grande majorité : oui et non... on va dire qu’il y a environ 40% des Français pour qui la sortie de l’euro est envisageable.
Cependant, ceux qui veulent sortir de l’euro sous-estiment l’importance de la démographie : un électeur sur deux a plus de 55 ans. On a donc un électeur sur deux qui est à la retraite ou proche de la retraite.
Dans ce cas, ce qui les intéresse c’est d’être certain que leur retraite soit assurée. Ils préfèrent que la France meure à petit feu que de prendre le risque (même minime) d’une sortie de l’euro (qui mettrait quand même un peu d’aventure à nos vies, ce qui est super quand on est jeune).
La France est un pays de rentiers qui s’ignore. C’est sous ce prisme que doit être analysé bon nombre de nos problèmes (y compris ce que certains appellent la question identitaire).