Tout a fait d’accord mmbbb.
Mon commentaire était volontiers niais. On peut spéculer pendant des heures sur comment l’artiste peut dissimuler le laid dans le beau et le beau dans le laid, comment il esquive l’évidence ou comment il nous la jette au visage.
C’est pas l’art que je dénigre, c’est le système de valeur de l’art. Si vous êtes vraiment doué :
- Le premier arbitrage à faire c’est amateur/professionnel (car si vous avez à vous engager dans un gros travail, vous ne pourrez plus conserver un travail alimentaire à coté)
- Le second c’est le galeriste, qui n’hésitera pas à moduler votre travail en fonction de sa clientèle.
- Le troisième c’est la clientèle. Une fois votre message, votre matière et vos couleurs ont trouvés preneurs, vous êtes prisonnier.
C’est seulement si vous avez passé ces étapes avec succès et atteint la notoriété que vous serez de nouveau libre.
Bansky c’est celui qui a réussi l’exploit de révéler le système, de ne pas succomber à la starification tout en passant un message subversif sous forme poétique.
Les débiles lobotomisés par le système achètent les immeubles pour récupérer ce qu’il a peint sur les murs, ils affirment le message encore plus ! ça c’est du grand art.