Oui, c’est vrai, il y a trop peu de décalage entre le RMI et le SMIC, ce qui n’encourage pas le bénéficiaire du RMI à accepter n’importe quel boulot pour un SMIC trop bas.
Sur le plan purement pécuniaire, il y perd plus qu’il n’y gagne tout en sacrifiant son temps et sa famille à un job sans intérêt social ou sans enrichissement professionnel.
Un emploi se réduit-il donc pour vous à un échange de temps contre de l’argent ? L’argent justifie-t-il tout ? Y compris le fait d’obliger quelqu’un à faire n’importe quoi sous prétexte que la société lui vient en aide ?
Mieux vaut faire son profit d’une période de RMI pour se remettre en question et se former à de nouveaux savoirs.
C’est pure démagogie que d’énoncer de telles certitudes, surtout quand on est encore « étudiant », et particulièrement dans le domaine « culturel »... La culture, bien qu’essentielle, n’étant pas « vitale », on pourrait tout aussi bien se demander à quoi vous servez, vous.
Quand vous sortirez de votre statut estudiantin pour vous frotter aux réalités de la vie, on en reparlera !
Ah, au fait.. Les étudiants ne disposent-ils pas de bourses pour leur permettre de vivre en attendant d’être directement productifs pour la société ?
Allez, hop ! les étudiants au boulot ! La France a besoin de bras pour balayer les ordures sur les trottoirs et ailleurs.
Vous auriez aussi pu vous interroger sur les causes qui font qu’un jour quelqu’un a besoin d’un RMI... Ce sont rarement les bénéficiaires qui sont à l’origine de cette nécessité mais bien souvent des dirigeants imbéciles qui avaient des avis péremptoires comme celui que vous affichez.