Entre les déclarations défaitistes de Sarkozy qui veut remettre la france au travail et la réalité, il existe un monde, celui du productivisme à la française. Sur le très officiel site web « Invest in France » (d’une agence dirigée par Clara Gaymard, pas franchement de gauche), on apprend que « La France est au premier rang des grands pays en termes de productivité horaire, devant les USA. » *
Or, si l’on compare le revenu moyen, le revenu médian et l’origne des revenus des français, on peut s’apercevoir que « la valeur travail » rapporte de moins en moins à ceux qui sont à l’origine de cette productivité...
Remettre à l’ordre du jour la « valeur travail » consisterait (et c’est ici que ma confiance s’arrête envers le candidat Sarkozy) à mieux rémunérer le travail et moins le capital.
Mais aujourd’hui, ce qui est proposé est de réaliser un transfert des risques vers les basses couches de la société (précarisation du travail et insécurité sociale) alors que les flux financiers prennent le chemin inverse. Ce qui explique - entre autres - l’apparition des travailleurs pauvres.
C’est ce déséquilibre qu’il nous faudrait traiter en priorité, simplement pour remettre « la valeur travail » sur son socle : gagner plus en travaillant qu’en spéculant. Non ?
* http://www.investinfrance.org/France/ChoosingFrance/SevenReasons/?p=reason6&l=fr