Il me semble que la
science aura toujours un train de retard sur la sagesse ou la théologie. Sans
doute se rejoindront-elles à la fin de l’histoire, mais je ne peux m’empêcher
de penser aux critiques formulées par René Guénon à l’égard des « sciences
profanes », lesquelles sont cantonnées à l’aspect le plus matériel et le
plus superficiel des choses. Sur l’autre plan en revanche, cela fait longtemps
que « l’énigme » a été résolue par des sages et des mystiques de
toutes les civilisations, mais il s’agit là d’une connaissance existentielle
(quoique parfaitement formulable et parfaitement formulée dans de nombreux
textes sacrés), et donc regardée avec suspicion voire ironie par la mentalité
contemporaine.