Rappelons que le fascisant
gouvernement en place, celui-là même qui machinait la « drôle de
guerre », qui entérina le « choix de la défaite », qui refusa les
propositions de résistance militaires transmises par Politzer au nom du
PCF et qui prépara l’avènement de Pétain, avait interdit le PCF et
emprisonné nombre de ses cadres et élus, tout cela avec l’appui
majoritaire de la SFIO (l’ancêtre du PS).
Tout a fait exact, ce gouvernement, issu des élections qui portèrent au pouvoir le Front Populaire, avec soutien communiste sans participation. Certes, après la trahison du PCF au profit de l’alliance hitlero soviétique, seuls une partie des députés élus au nom du parti communiste dénoncèrent cette forfaiture, et parmi eux, un nombre limité de députés, élus avec l’étiquette communiste votera les pleins pouvoir au Maréchal Pétain enfant chéri de toutes les gauche, et en particulier de Léon Blum ( voir son fameux article sur la question).
Il est néanmoins incontestable que le pouvoir collaborationniste fut choisit par une large alliance regroupant en particulier des députés de l’ensemble des forces de front populaire, PCF compris.
Ce n’est donc pas un hasard si on y retrouva tant d’ex hauts responsables de gauche en général et du PCF en particulier aux places d’honneur.
Pendant ce temps, De Gaulle était à Londres.
Qu’en conclure ? Tous les communistes ne se sont pas trompé tous le temps, mais dans l’ensemble, ceux qui ont finit du bon côté ont pris leur temps....