Les pouvoirs publics grecs constituent de loin
l’actionnaire majoritaire des grandes banques grecques (représentant
plus de 80% du marché bancaire grec) et devraient donc exercer
pleinement le contrôle des banques afin de protéger l’épargne des
citoyens et relancer le crédit interne pour soutenir la consommation.
D’une part, il conviendrait de tirer les conséquences de la
participation majoritaire de l’Etat dans les banques en leur conférant
un statut d’entreprise publique. L’Etat devrait organiser une faillite ordonnée de ces banques
en veillant à protéger les petits actionnaires et les épargnants. Il
s’agit de récupérer le coût de l’assainissement des banques sur le
patrimoine global des gros actionnaires privés car ce sont eux qui ont
provoqué la crise et ont ensuite abusé du soutien public. Une bad bank
serait créée pour isoler les actifs toxiques en vue d’une gestion
extinctive. Il faut une fois pour toutes faire payer les responsables de
la crise bancaire, assainir en profondeur le secteur financier et le
mettre au service de la population et de l’économie réelle.... lire la suite