Pourquoi la parole d’un flic vaut-elle plus que celle d’un quidam ?
Parce-que le flic est assermenté, tout simplement !
Voilà une belle mesure qui date de l’époque où violer son serment exposait l’individu aux pires tourments d’un clergé tout puissant. Aujourd’hui, que risque donc un parjure ? Une excommunication dont chacun se moque. Mais si jamais « ça passe », on a réussi à se couvrir d’une généralement belle saloperie. Et puis les procès en diffamation sont là pour éviter les contre-accusations hatives des victimes.
Donner l’exemple ne suffit plus pour convaincre les détenteurs de l’autorité publique d’être irréprochables, il faut les destituer et les montrer à la vindicte populaire s’ils sont pris la main dans le sac d’un faux témoignage.
Et surtout, la culture du résultat et des statistiques ne pousse-t-elle pas au mensonge, même pieux ?