Je suis peut-être vieux jeu, mais ma mère m’avait appris à respecter le deuil. Aujourd’hui, la nécessité de personnalisation est devenue si impérieuse pour toutes les causes, bonnes ou mauvaises, que plus personne n’a la moindre pudeur. Un accident stupide, et c’est l’immigration ou la grammaire qui sont responsables ! Dans un pays de 60 millions d’habitants, il se passe toujours quelque chose. Un coup de projecteur, et l’indignation enfle. Et les politiques suscitent, où subissent. Mais demain l’oubli. Seules les haines inassouvies, frustées du lynchage, demeurent, prêtes à resurgir. Ainsi va le monde.
Le Peripate.