Il n’y a rien de libéral à dire que la laïcité et le progrès social sont
indissociables, bien au contraire, car ce lien s’est forgé à travers
des luttes ouvrières à buts universels, et donc portés par des égaux par-delà
leurs différentes … Il en est ressorti historiquement une République laïque et
sociale, sur fond de révolutions (1789-1830-1848-1871-) et de luttes sociales
(1936 front populaire / 1944 CNR reprenant les acquis du FP-1968….)
Contrairement à
ce qui est prétendu, en France, en raison du niveau de notre droit social que
certains veulent détricoter, ce n’est
pas la guerre de tous contre tous, car cette guerre-là est en réalité une
guerre civile sur fond de crise des valeurs collectives qui malheureusement
nous guette, parce que la laïcité a été bradée au clientélisme
politico-religieux. Chose qui aboutit à la montée d’un FN qui peut ainsi faire
un holdup sur la République.
Concernant, Bruno BETTELHEIM, qui sur l’autisme
a pu avoir une démarche clinique discutable, il n’a pour autant pas été sans
apports sur la clinique du social et sur la psychanalyse des contes de fée, il
faut toujours éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Il faudrait peut-être tout de même se rendre compte que nous sommes fait de
droit, que la sécurité juridique de nos libertés en dépend et tout
particulièrement de notre république laïque et sociale. On ne saurait
tout ramener à la question sociale et à la figure du pauvre à opposer à la
laïcité et à la république. S’il y a une économie de sous-emploi qui détruit
notre société, cela n’a rien à voir avec la laïcité et la République qui sont
des acquis dans l’ordre de l’émancipation de l’homme, mais il est un fait que
l’économie échappe à cette logique humaniste en étant entre les mains d’un
système qui reste marqué par les classes et même, la lutte des classes. Mais il
n’y a aucune lutte des classes possible si nous nous divisons selon les
différences religieuses, d’origines ou de couleurs.