S’approprier toutes les richesses des peuples
Pourquoi ?
Parce que les Etats-Unis sont entrés dans une récession sans retour
avec, depuis les années 2000, une augmentation progressive de la
pauvreté et de la très grande pauvreté, un dollar en déclin continu et
une dette publique qui ne peut plus être remboursée. Celle-ci est
aujourd’hui de 18 900 milliards de dollars et représente plus de 110% du
produit intérieur brut. Mais en réalité, la dette réelle totale des
Etats-Unis est bien supérieure à la seule dette publique.
Onubre
Einz, analyste financier spécialiste des crises économiques et des
Etats-Unis, souligne que « la dette totale des Etats-Unis fait la
synthèse de plusieurs dettes : la dette des ménages, constituée par les
crédits hypothécaires immobiliers et les crédits à la consommation, la
dette des entreprises non financières, la dette des administrations
publiques et la dette des entreprises du secteur financier. En 2013,
cette dette totale s’élevait à 54 949 milliards de dollars ! » Et,
depuis, celle-ci n’a fait qu’augmenter. En réalité, les Etats-Unis sont
un pays complètement insolvable.
Une situation analogue se développe et touche aujourd’hui comme un
cancer tous les pays capitalistes d’Europe et le Japon. Pour sauver
leurs privilèges et leur système, les grands propriétaires privés de la
finance et de l’économie, cette classe capitaliste des hyper-riches,
doivent s’approprier par tous les moyens les principales richesses des
peuples pour en tirer un profit maximum immédiat.
C’est la condition indispensable au renflouement des grandes banques et institutions financières capitalistes en faillite.
Les principaux bénéficiaire : les transnationales
A qui profitent les guerres qui se succèdent depuis le début des années quatre-vingt-dix ?
Aux transnationales capitalistes, principalement étasuniennes. Cette
appropriation de nouveaux « territoires économiques » vise bien
évidemment les pays disposant de richesses.
Pour les
impérialistes, les Etats qui protègent les richesses de leur peuple,
leur souveraineté et s’opposent à leur pillage doivent être abattus, car
ils constituent des obstacles à l’enrichissement de leurs
transnationales.
Il n’y aurait pas eu d’agression occidentale
contre l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie, la Palestine, la
Libye ou la Syrie si ces pays avaient été gouvernés par des dictateurs
pro-occidentaux comme en Turquie ou des valets comme au Qatar ou en
Arabie Saoudite.
Les impérialistes ont besoin de la guerre pour
survivre. L’état-major du crime contre les peuples est à Washington et
les dirigeants français ne sont que les idiots utiles aux guerres du
cartel des prédateurs.
Aussi, il ne peut y avoir d’assèchement
du « terreau » du terrorisme sans rupture avec le capitalisme. Ainsi que
l’observe Kamel, un agent d’un service travaillant avec la Sûreté
nationale marocaine sur les filières terroristes et dont je rapporte les
propos dans le tome 2 de 56, « si les jeunes que nous arrêtons avaient
eu une enfance heureuse, s’ils avaient pu faire des études, avoir un bon
métier et un bon salaire, croyez-vous qu’il leur serait venu à l’idée
de devenir des criminels ? Sans doute n’auraient-ils même pas fréquenté
les mosquées ! »