Diviser les Arabes pour protéger Israël
Pourquoi la France
officielle a-t-elle abrité les terroristes du GIA et véhiculé l’idée du «
qui tue qui » accusant l’armée algérienne des atrocités commises par le
bras armé du FIS, selon vous ?
Les dirigeants français qui se succèdent au pouvoir depuis les années
soixante-dix sont tous liés aux cercles atlantistes et sionistes.
Leur
politique vis-à-vis des pays du Maghreb et d’Israël vise à diviser les
premiers entre eux et, si possible, les déstabiliser pour mieux protéger
le second qui est leur principale plate-forme politique et militaire
sur la Méditerranée, la « mer aux trois continents », et le
Moyen-Orient.
Une fois encore, le poison du fanatisme religieux
va servir les intérêts des colonialistes. Au-delà de leurs discours
officiels sur l’union des peuples de la Méditerranée, les actes des
dirigeants français sont des actes de guerre larvée ou ouverte.
Contre l’Algérie comme contre la Libye de Kadhafi et la Syrie de
Bachar Al-Assad, ils recourent à la vieille méthode de propagande nazie :
ils inversent la réalité des faits, rendent leurs victimes responsables
de leurs crimes et font du mensonge d’Etat la vérité officielle.
Leurs
agressions contre les peuples arabes ne sont que la continuité de leur
politique économique. Ils ont procédé de même envers l’Algérie, accusant
l’armée algérienne des atrocités commises par les individus qu’ils
protégeaient avec l’espoir d’installer à Alger un gouvernement à leur
solde ou le chaos pour piller un peu plus les richesses de l’Algérie, en
faire une nouvelle base sur l’Afrique et neutraliser le mouvement
d’émancipation des peuples.
La politique de François Hollande
comme celle de Nicolas Sarkozy s’inscrivent dans le droit fil de la
politique colonialiste de Guy Mollet et François Mitterrand. Je pense,
du reste, que face à tant d’offenses répétées dans le temps, l’Algérie
gagnerait à créer de nouvelles coopérations mutuellement avantageuses
avec la Fédération de Russie et d’autres pays de l’Organisation de la
coopération de Shanghai (OCS) plutôt que de continuer de stagner dans le
glacis des vieux accords avec les transnationales de pays occidentaux –
Etats-Unis et France notamment – dont les dirigeants ne cessent de se
livrer à des coups bas contre la société algérienne.
L’attentat contre une rue d’Alger : signée par la DGSE
Vous évoquez une opération montée par la DGSE contre l’Algérie avec un trafiquant d’armes. De quoi s’agit-il exactement ?
Au début des années 1990, des dirigeants de la Direction générale de
la sécurité extérieure (DGSE) ont instrumentalisé plusieurs des membres
des organisations de la nébuleuse du Front islamique du salut. Ils
pensaient ainsi déstabiliser la Tunisie et l’Algérie tout en croyant
préserver la France du développement de leurs réseaux.
Sous
couvert du pseudonyme d’Omar Nasiri, un Marocain résidant en Belgique
devenu informateur de la DGSE, a révélé, en 2006, un exemple des
manipulations du service de renseignement militaire français avec des
groupes comme le GIA.
Alors qu’il est au cœur de trafics