Certes, le tableau est sombre, et votre présentation n’a rien d’excessif.
Mais, les cinq « maux » que vous énumérez en conclusion ont eux-mêmes des racines qu’il faudrait éradiquer si l’on ne veut pas voir des rejetons vigoureux se développer ultérieurement sur les souches.
Et pour le premier de ces « maux », il me semble que la racine de l’impérialisme américain n’est pas dans la volonté de ce pays d’imposer son « standard » de vie. Leur territoire pourrait bien être clôturé entièrement comme la frontière mexicaine en Californie, pourvu qu’ils restent privilégiés.
Le racine, c’est le mécanisme économique mis en place à Bretton Woods où les États-Unis s’étaient engagés à pouvoir convertir chaque dollar détenu à l’étranger en or, et au taux de 35$ par once d’or. Ce système reposait sur le fait que les américains détenaient plus de la moitié de l’or de la planète. Or, en 1971 ce n’était plus le cas, et Nixon a supprimé la parité dollar-or, mais tous les engagements pris sur l’utilisation du dollar comme étalon pour les échanges commerciaux, le pétrole en particulier, sont restés, et les Etats-Unis n’admettent pas qu’une autre monnaie ou un autre étalon (bancor ?) soit utilisé, car leur hégémonie serait terminée.
Le « mal », ce n’est pas le « sentiment » de supériorité culturelle des américains, c’est la puissance éconimique (déclinante) que leur donne le rôle de leur monnaie dans les échanges financiers et commerciaux.
Toutes les dernières guerres sur la planète ont cette réalité comme origine.