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Hervé Hum Hervé Hum 9 février 2016 01:30

Vous vous étonnez que, deux groupes antagonistes par principe, s’opposent l’un l’autre au lieu de coopérer selon le principe d’union alors qu’ils n’existent préalablement que sur le principe de la division ?

Dès l’instant où vous posez la question du niveau de richesse légitime, vous ouvrez la boite de pandore, car cette légitimité n’existe pas, il n’y a que la légalité, celle de l’usage de la force. Il n’y a aucune légitimité à posséder l’espace commun et le temps de vie d’autrui, simplement l’imposition du plus fort sur le plus faible et sans cette violence permanente, sans l’état d’urgence permanent crée, tant au niveau économique que militaire et social pour maintenir la pression sur les classes salariales, la classe dominante perdrait son pouvoir de coercition par le fait de cette paix sociale où la justification de la domination s’étiole.

S’il est difficile de supprimer le principe de hiérarchisation, cette dernière peut être basé sur d’autres critères que celui du chef de guerre, mais celui de la sagesse ou de la compétence ou/et du mérite qui ne donne pas forcément lieu à domination des êtres, mais à la seule maîtrise de son art. La nécessité de chef n’est vrai que dans l’état d’urgence et uniquement dans ce cas précis, car elle ne permet pas le temps de la réflexion et de la décision collective. L’histoire est riche de ces généraux ayant pris le pouvoir par se biais là.

Encore faut t-il que les principes soient placés au dessus de tout être humain quel qu’il soit, car dès lors que ce sont quelques humains qui font les lois, ils les font pour eux même avant toute chose.

Les seuls cas où l’on peut voir un semblant de coopération, c’est lorsque les gens se laissent abuser par le patriotisme où comme le résume Anatole France « on croit mourir pour sa patrie, on meurt pour les industriels ».

Bossuet disait « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences »’ ;

Ici, il se rit de vous voir dire à un lion de devenir végétarien, tout en lui présentant de la viande fraiche à coté du bol de riz.

Vous dites qu’il ne faut pas inverser la cause et l’effet eh bien, c’est ce que vous faites.

Les groupes se sont divisés et crées sur la base de la possession de l’espace-temps, qu’elle soit spirituelle (religion), souveraine (noblesse) ou propriétaire (bourgeoisie) sur tous les autres êtres vivants (prolétaires économiques) Bref, les groupes se sont crées en raison de l’opposition crée par la volonté de domination. Ce qui signifie que la cause est la propriété et la conséquence la division en groupes antagonistes et impossible à faire coopérer sans usage de moyens coercitifs. Que ce soit, la menace, la violence ou la manipulation.

Le capitalisme et le groupe, social qui le domine, applique à l’humain le système de prédation de l’animal sur les autres animaux, mais avec une amplitude et une force prédatrice multiplié par 1 000 ! Car dans le monde animal, la propriété n’existe pas, chaque animal est limité à ses propres capacités de prédations, par nature très limité. Alors que chez l’humain, cette prédation est sans limite. Or, il ne s’agit plus de fixer de telles limites, mais de changer la nature des groupes de manière qu’effectivement, ils ne soient plus antagonistes l’un l’autre, mais complémentaire. Sauf que cela ne peut se faire en conservant les groupes actuels, car ils sont par nature antagonistes.
 


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