@Elliot
"C’est avec l’Islam
que la civilisation arable a connu son apogée dans tous les domaines
alors que l’Europe croupissait, elle, sous le Christianisme dans un
Moyen-âge peu propice aux avancées civilisationnelles.
Par conséquent, mettre sur le compte de l’Islam le déclin et la
régression actuelle des sociétés arabes est à tout la moins une
erreur de diagnostic à moins qu’elle ne soit dictée par de moins
avouables préventions."
Pour la première partie, vous avez tout à fait raison. Jusque vers le 19è siècle.
Pour la seconde partie, le problème de l’islam est qu’il a rejeté toutes les nouvelles inventions technologiques à leur apparition, et aussi qu’il a totalement (du moins pour les sunnites) fermé les portes de l’ijtihad, c’est à dire donner une possibilité de réforme à la religion.
Le christianisme se réforme, même si c’est trop lent, le judaïsme se réforme constamment, mais l’Islam sunnite ne tolère AUCUNE réforme. D’où ce que l’on peut considérer comme de l’arriérisme.
Il a été démontré que les pays les plus avancés sont ceux qui laissent une place égale aux femmes dans leur société (voir les pays scandinaves). Comment les peuples musulmans peuvent-ils aller de l’avant quand 50% de leur population n’a pas voix au chapitre ?
Comment une société peut-elle avancer alors qu’elle ne tolère aucun esprit critique ?
L’islam était à son apogée à l’époque d’Omar el Kahayam qui chantait les joies de l’ivresse, ou de Ibn Sina (Avicenne) scientifique et philosophe, tous les deux d’ailleurs Persans, et je suppose donc Chi’ites.
Aujourd’hui, les arts et la science sont étouffés dans les sociétés musulmanes et l’esprit critique est violemment réprimé.
Le changement ne peut venir que de l’intérieur, aucun donneur de leçon occidental n’arrivera à faire bouger les choses.
Et les choses doivent bouger en commençant par l’éducation : cesser la méthode d’apprendre par coeur (donc bêtement et sans réflexion) qui prévaut dans l’éducation des petits Musulmans.