• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Daniel Roux Daniel Roux 11 mars 2016 18:12

La BCE est une banque extraordinaire dont les états sont les actionnaires en pourcentage de leur poids économique. Les états touchent donc des dividendes sur les bénéfices de la BCE.

La BCE achète des obligations d’état, et maintenant, d’entreprises de qualité aux banques. Pour cela, elle émet (imprime) des euros par milliers de milliards. Ces euros viennent de nulle part. En théorie, lorsque les obligations arriveront à terme, elles seront remboursées par les émetteurs (états et entreprises) en euros. Ces derniers retourneront alors au néant dont ils sont issus.

En théorie, car en pratique, la BCE achètera la même valeur pour maintenir ses actifs et donc son passif, au même niveau. La valeur des euros que nous possédons est donc diluée. Nos économies perdent du pouvoir d’achat. C’est inique mais ceux qui décident s’en fiche, eux touchent de confortables revenus.

Les états s’endettent et versent des intérêts pour les anciennes obligations qui ont encore des intérêts positifs, celles qu’achètent la BCE. Nous avons vu que ce sont les états qui touchent les bénéfices, les coupons, de ses obligations. La boucle est bouclée.

Une question se pose cependant : Quel intérêt a une banque, qui ne serait pas en faillite, à vendre à la BCE des obligations entre 2 et 10% ? Pourquoi vendre ce qui rapporte encore pour placer le produit de cette vente à un taux négatif ?

Il y a quelque chose qui cloche là-dedans.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès