La BCE est une banque extraordinaire dont les états sont les actionnaires en pourcentage de leur poids économique. Les états touchent donc des dividendes sur les bénéfices de la BCE.
La BCE achète des obligations d’état, et maintenant, d’entreprises de qualité aux banques. Pour cela, elle émet (imprime) des euros par milliers de milliards. Ces euros viennent de nulle part. En théorie, lorsque les obligations arriveront à terme, elles seront remboursées par les émetteurs (états et entreprises) en euros. Ces derniers retourneront alors au néant dont ils sont issus.
En théorie, car en pratique, la BCE achètera la même valeur pour maintenir ses actifs et donc son passif, au même niveau. La valeur des euros que nous possédons est donc diluée. Nos économies perdent du pouvoir d’achat. C’est inique mais ceux qui décident s’en fiche, eux touchent de confortables revenus.
Les états s’endettent et versent des intérêts pour les anciennes obligations qui
ont encore des intérêts positifs, celles qu’achètent la BCE. Nous avons vu que ce sont les états qui touchent les bénéfices, les coupons, de ses obligations. La boucle est bouclée.
Une question se pose cependant : Quel intérêt a une banque, qui ne serait pas en faillite, à vendre à la BCE des obligations entre 2 et 10% ? Pourquoi vendre ce qui rapporte encore pour placer le produit de cette vente à un taux négatif ?
Il y a quelque chose qui cloche là-dedans.