Eh bien, faites comme les luddistes, brisez les machines ! Déjà au 19ème siècle en Angleterre, la mécanisation avait provoqué des révoltes par crainte d’une main-mise de la machine sur l’homme. Erreur de ciblage : ce n’étaient pas les métiers à tisser, leurs ennemis, mais les industriels qui, après le avoir exploités, les jetaient à la rue.
Aujourd’hui les ordinateurs, l’informatique et l’univers connecté tiennent la même place que les nouveaux métiers à tisser et la mécanisation au 19ème. Ce n’est pas aux machines qu’il faut s’en prendre, mais à ceux qui les utilisent pour disqualifier les compétences, améliorer la productivité et les profits en paupérisant la masse plutôt que de permettre aux progrès techniques d’améliorer la condition humaine.