Il y a sans doute d’autres candidats pour représenter le peuple que le
FN. Encore faudrait-il que le pouvoir leur permette d’accéder aux médias
et c’est l’inverse qui a été voté par les parlementaires.
Le
peuple est une entité abstraite bien pratique comme alibi mais lorsque
l’on passe au concret, c’est à dire à la réalité, il en va tout
autrement. Ce n’est pas un ensemble homogène.
Sur 64 millions de
Français, 15 millions ont moins de 20 ans et 12 millions plus de 65 ans.
Parmi les actifs, environ 80% ont un emploi et 20% n’en ont pas.
Leurs attentes ne sont pas les mêmes. Le peuple est divisé et la seule classe solidaire et organisée est la classe dominante.
La
démocratie était un but idéal mais la réalité est qu’elle n’est qu’une
illusion savamment entretenue. Si l’oligarchie s’est imposée depuis
toujours sur un schéma féodal, c’est que c’est la nature de l’homme
d’abuser de son pouvoir dans son seul intérêt.
Si les partis
politiques détiennent le monopole de sélection et de désignation des
candidats aux élections, c’est pour confisquer la légitimité et en
conséquence, le pouvoir de décider et la force publique, tout en
maintenant l’illusion démocratique.
Croyez bien qu’ils sont prêts
à tout pour maintenir leur pouvoir, aujourd’hui comme en 1870, lorsque
Thiers et les autres élus, ont fait bombarder et fusiller les
communards.
Les écolos ont tenté le pari de la démocratie
véritable. Leurs congrès est une foire d’empoigne d’où ne sort pas grand
chose d’autre que des stratégies individuelles carriéristes.
Ne pas tenir compte de la nature humaine, conduit à répéter sans fin les mêmes erreurs.
Le
seul moyen d’instaurer une démocratie véritable est d’éduquer politiquement les
électeurs, former des cadres, en reprenant, dans les
quartiers, les recettes que le Parti Communiste a abandonné. Ensuite, il
faudra constituer des listes de représentant qualifiés, organiser les
flux d’informations des quartiers vers les élus et veiller au respect de
leur mandat par ces derniers en leur faisant signer un contrat de
représentation.
La Constitution ne permet pas aux électeurs de suspendre le mandat d’un élu félon. Ce n’est pas un hasard.