Passons sur la
vanité de l’exercice qui consiste à soumettre un homme
politique à feu roulant de questions d’une affligeante banalité,
tout cela a été dit et bien dit dans l’article.
Cela s’appelle
davantage faire la courte échelle que distiller de l’information.
Je
n’ai pas entendu l’interview sur Europe 1, je me fie donc aux échos
qui en sont donnés mais de toute manière les hommes politiques nous
ont habitués à disserter sur des positions préparées à l’avance,
sachant pertinemment que, contrairement aux pays anglo-saxons où des
journalistes teigneux vont même sur le terrain de la mauvaise foi
pour déstabiliser leurs interlocuteurs, en France le journaliste
questionneur est le plus souvent une manière de faire-valoir qui se
contente d’enregistrer les réponses sans approfondir le sujet et laisse aux
exégètes habituels – institutionnels - de la pensée politique le
soin de gloser a posteriori sur la vacuité des réponses.
Cela alimente le
tourniquet médiatique et est censé intéresser le «
bourgeois « .