Il y a une époque, pas si lointaine, où les ouvriers se faisaient
fusiller devant leurs usines parce qu’ils faisaient grève. Le bourgeois
qui vivait de ses rentes, c’est à dire des fruits du travail de ces
ouvriers, jugeait en toute bonne conscience et certitude de sa
supériorité de classe, que ces animaux n’avaient que ce qu’ils
méritaient.
Aujourd’hui, le pouvoir ne fusille plus les ouvriers, il les écrase de tout son mépris.
« Ce n’est pas la CGT qui fait la loi en France. Dans une démocratie,
chacun peut débattre ! » En clair, c’est le premier ministre qui fait
la loi et pour le reste, cause toujours. Tout ce beau discours devant
des parlementaires médusés à qui l’on vient d’imposer un 49.3 sans
discussion.
Son plan est limpide mais tellement infantile : Coincer Hollande. Soit Hollande cède et retire le texte, et Valls démissionne et se met en réserve de la République. Soit Hollande s’obstine et il sera largement battu en 2017, laissant le champ libre à celui qui s’imagine populaire, pour 2022.
Complètement à côté de ses pompes, l’arrogance et les ambitions du « caudillo » à la mâchoire d’acier, ne connaissent plus de bornes.