@Gatinais33
Sans aucun doute, si la France se comportait comme le marionnettiste de l’histoire vis à vis du Qatar, cela aurait des répercussions considérables, ne fusse que symboliquement - le symbolique en matière de politique, ce n’est pas peu de chose - Son aura, auprès du grand public dans le monde reste un incontournable.
Ceci dit, les choses se résument souvent aussi à l’éternelle question : « Le Pape, combien de divisions ? »
Que la France, ou tout autre pays d’Europe s’écarte d’un iota de la ligne définies par les grands caïds de ce côté ci de la cour de récréation, et soyez sûr que les (très) gros problèmes commencent. La Belgique a connu lorsque j’étais adolescent une série d’attentats de grande ampleur, des fusillades dans les grands magasins, non revendiqués et à ce jours toujours non élucidés.
Sommes nous prêts à vivre à répétition durant de longues périodes ce type de climat de façon choisie, délibérée ?
Je ne le pense pas.
Il est facile, et je commets bien souvent le raccourci moi même, de se plaindre du degré de soumission de nos dirigeants politiques. Mais ont ils le choix ? N’est ce pas aussi pour préserver ce qui peu l’être d’un semblant d’équilibre, viable, qu’ils se comportent de la sorte, au point d’en devenir répugnant de couardise ? Ils sont finalement, en tant que boucs émissaires, en bonne partie aussi nos propre reflets.
Autrement dit, qu’aurait fait le marionnettiste si la suite qatarie avait en plus été accompagnée d’une milice armée jusqu’aux dents... ? On perçoit bien dans cette petite histoire la part de sentiment revanchard, pathétiquement dérisoire, sur ce qui se déroule au plus haut niveau. Comme je l’écrivais ailleurs, ce n’est pas en s’attaquant ainsi à des personnes particulières, qui ne sont que des symptômes, que l’on modifiera la réalité, bien au contraire d’ailleurs, mais c’est en s’attaquant aux mécanismes qui la permette.
Au plaisir d’un prochain échange (de ce côté ci c’est un peu mort, comme vous en faisiez la remarque)
Knail.