La grève actuelle est faite essentiellement pour défendre les avantages acquis, ce qui paraît normal pour un syndicat, mais la disproportion entre les travailleurs protégés par un super statut et les autres devient si grand qu’elle en devient indécente.
Actuellement, ceux qui paient le plus lourd tribut au déclin de nos entreprises sont les chômeurs et les jeunes qui entrent sur le marché du travail, ces deux catégories n’étant absolument pas défendues par les syndicats. Au contraire, ils bétonnent les emplois existants en empêchant toute fluidité et souplesse permettant d’embaucher.
La loi El Khomri n’améliorera pas grand-chose, certes, mais il est anormal de ne pas pouvoir faire passer la moindre réforme sans une levée de boucliers. Le seul point positif est que cela embête Hollande, mais c’est bien peu.