@Paul Leleu« ...en mettant tous les arguments sur la table. Et toutes les conséquences pour les peuples. »
Cela, malheureusement, c’est impossible. Si les conséquences des décisions prises par les politiques étaient prévisibles, gouverner serait un jeu d’enfant.
C’est la raison pour laquelle je n’accorde que peu d’importance aux « événements », pour les évaluer ultértieurement, à l’aune de leurs conséquences.
S’agissant du Brexit, je l’aurais certes voté, en pensant que c’était le meilleure solution pour l’Angleterre, mais sans aucune certitude sur ce point.
Et maintenant, je n’ai pas de problème à reconnaître que je crains qu’un gros coup tordu ou qu’un élément imprévu ne le transforme en catastrophe, d’où l’U.E. - qu’elle crève ! - sortirait renforcée.
« ...sortir du carcan oligarchique européen pour revenir dans le carcan oligarchique national ? »
Si je considère l’évolution des votes dans un certain nombre de pays, je vois une fatigue qui se renforce et se répand contre l’« alternance » qui fait que, depuis des dizaines d’années, voire beaucoup plus, les deux mêmes courants de pensée - centre-droit plus ou moins démocrate-chrétien, centre-gauche plus ou moins socialiste - occupent le pouvoir à tour de rôle.
Or, personne ne peut dire ce qui résultera de cette lassitude. En Europe et ailleurs, dont, par exemple, Trump est l’expression américaine, en même temps qu’il est le représentant des « petits Blancs » qui ne peuvent se résigner à l’idée de devenir une simple communauté parmi d’autres, dans un pays qu’ils considèrent fondamentalement comme le leur.