Il n’y a pas deux décennies ces questions identitaires ne planaient pas dans l’air, bien au contraire ! L’esprit était à l’humanisme, un humanisme politique qui dépassait tous les clivages autant ethniques que religieux, toutes les frontières, qui regardait l’homme de tous les continents comme son alter-ego. Un humanisme qui se nourrissait de pacifisme, un humanisme philanthropique qui se souciait du bien être humain, et de considérations universelles à l’opposé de ces pensées introverties qui circulent et cultivent les replis identitaires. C’est cette pensée politique qui circulait chez les jeunes, dans nos têtes ... Et je trouvais ça très sain à tous points de vue, humains, politiques, culturels !
Depuis il y a eu le 9/11, cet inside job criminel qui a déclenché guerres sur guerres, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, pour ne parler que de celles-là.
Les ombres du 11 septembre
« A côté des terroristes qui servirent de petites frappes, les principaux responsables de ce crime de masse ne sont autres, en réalité, que ces marchands d’armes, ces financiers véreux et ces politiciens sans scrupule qui auront exploité jusqu’au bout, depuis quinze ans, le précieux filon de la guerre contre la terreur. Et cette exploitation est d’autant plus scandaleuse que cette prétendue guerre contre la terreur ne fut jamais autre chose que son contraire. »
Et nous voilà retomber dans les phobies crasses du passé, l’islamophobie remplaçant aujourd’hui la judéophobie d’hier.
En route vers la libanisation de la France, et de l’Europe ... faut-il féliciter par dessus le marché tous ceux qui cultivent la division ?