Le chevalier blanc a
encore frappé et, n’étant pas tenu à une certaine obligation de
réserve comme la châtelaine de Montretout qu’il soutient tout en
se drapant dans le voile de l’objectivité, il montre, à
l’occasion du drame subi par un jeune homme, sa compassion non pour
la victime en quelque sorte tenue solidairement responsable des
difficultés que rencontre la police à maintenir un semblant de loi
républicaine dans des quartiers difficiles.
Théo qui se
trouvait au mauvais endroit au mauvais moment et qui, bien que
n’ayant pas le bon goût de s’appeler Ahmed ou Mouloud ce qui
aurait ajouté à la haine qu’il inspire visiblement aux
crypto-fascistes, a néanmoins l’outrecuidance, lui qui n’est
visiblement pas de « chez nous « de se plaindre du
comportement de ces policiers qui seront bientôt les victimes d’une
matraque apparemment ensorcelée dès lors que les bœufs-carottes ne
retiennent pas l’hypothèse du viol.
Du procès de
violences policières ( à 4 contre 1) et d’un possible viol qui
vaudra à ses auteurs au mieux un blâme au pis de rejoindre les
milices FN après avoir été exclus de la police, notre censeur de
première bourre se lance dans une dénonciation subtile de la victime
associée de manière subliminale à la racaille de banlieue, en
appelant à la solidarité avec la police dont on pensait naïvement
que son métier était de faire respecter l’ordre et non de
susciter par des abus de pouvoir les révoltes. Quand bien même
beaucoup des protagonistes qui se manifestent a cette occasion ne
sont que des opportunistes qui se saisissent de n’importe quel prétexte, celui-là
ou un autre, pour organiser la chienlit.
Comme il n’est
jamais à un raccourci près, cet amateur de la guillotine se lance
dans une diatribe contre Hollande coupable de tous les manquements de
la politique ( et revoilou Léonarda ! ) en ayant laissé la
banlieue ( le lieu des bannis ) dans l’état de déshérence qui
est le sien depuis des décennies.
Que Hollande n’ait
pas été un président particulièrement talentueux, je veux bien,
mais qu’il porte symboliquement l’entière responsabilité de
cette dégénérescence en allant à l’hôpital rendre une visite à une
« racaille » de couleur martyrisée par une matraque qui
a, paraît-il, échappé à la volonté de celui qui la tenait est
plus qu’il n’en faut pour l’accabler définitivement.
Le caractère
symbolique de l’agression et donc de la visite présidentielle échappe au
discernement de notre chevalier qui à ses cordes bien connues
islamophobes ajoute maintenant un soutien sans faille à la police
dans toutes ses œuvres.