De très nombreux militants de ce qu’on appelait la Gauche ont
constaté, ces dernières décennies, que le monde de liberté, d’égalité, de
solidarité, de justice dont ils avaient fait l’objectif et l’idéal de leur vie
politique, était beaucoup plus difficile à mettre en place qu’ils l’avaient
imaginé.
Beaucoup ont alors, au fond d’eux-mêmes, trahi cet idéal. Ils se
sont ralliés à l’économisme, la
philosophie dominante à partir des années Giscard, devenue depuis hégémonique,
mondialisée, n’ayant plus d’adversaire.
Mais c’était insuffisant pour les plus faibles, les plus médiocres
d’entre eux, pour lesquels le « paraître militant » - évidemment pour
des bonnes causes - restait ce qui donne sens à la vie. .../ ...