Bonjour, Sylvain
« Ce qu’il a fait n’est probablement pas illégal puisque près d’un tiers des députés français travaillent encore aujourd’hui avec des proches familiaux »
Vous faites semblant de ne pas comprendre le problème posé : « travaillent », tout est là ! Or, de Penelope Fillon, les enquêteurs n’ont pas trouvé la moindre trace, ni à Paris, ni dans la Sarthe. « Pas même un SMS » a dit un policier. Et c’est évidemment cette absence totale de travail qui caractérise la fiction du job et justifie les mises en examen à venir.
« Le timing judiciaire est complètement aberrant. »
Aucunement : il vaut pour de nombreux petits délinquants qui ont affaire à une justice très rapide sans que cela émeuve qui que ce soit. Mais surtout, il est urgent que ce genre de délits qui concernent des personnages politiques aspirant aux plus hautes fonctions soit pris en charge avant les échéances électorales, les citoyens devant être informés de la vraie nature des personnes qui se présentent aux suffrages. Observons d’ailleurs que la plupart des pays d’Europe, notamment anglo-saxons et scandinaves, Fillon aurait été débarqué par son propre parti dès la parution du 1er numéro du Canard enchaîné.
Et pas question d’invoquer la légitimité de la primaire : les électeurs qui s’y sont déplacés ont voté en se basant précisément sur l’image de probité de Fillon. Tout cela pour découvrir après coup qu’il n’est qu’un dévot tartuffe qui s’est manifestement enrichi personnellement en détournant des fonds publics.
J’ajoute à cela que les déclarations fracassantes de Fillon à l’égard des institutions et sa victimisation dans le cadre d’un « assassinat politique » sont grotesques et scandaleuses. Fillon a choisi la voie du suicide politique, et c’est irresponsable, non pour lui qui est un homme sans honneur, mais pour son camp qu’il entraîne par le fond alors qu’un autre candidat aurait encore les moyens de défendre le projet politique de LR.