Merci pour votre article précis et factuel.
Bien que techniquement, Asselineau ait raison, il omet systématiquement deux réalités :
1. Les dirigeants français influent sur la politique européenne (moins que les dirigeants allemands, mais tout de même),
2. Le capital influe sur les politiques françaises et européennes.
Pratiquement parlant, la barrière européenne est à faire tomber mais s’arrêter là ne fera ni chaud ni froid au capital. Ce serait s’arrêter à la moitié du chemin.
Mélenchon, comme Tsipras et Varoufakis, veut sortir de l’Europe mais ne croit pas que l’opinion publique y soit prête. Mélenchon a suivi de près la crise grecque et a bien compris que la Grèce était prisonnière de l’euro. Dans ce cadre, le travail de « brise-glaces » de l’UPR est vital et salutaire, à condition toutefois de ne pas oublier que le véritable rapport de force se joue entre le travail et le capital. Et cela, Asselineau a tendance à l’oublier trop souvent… L’exploitation des classes laborieuses françaises par le capital français est indistinguable de l’exploitation des classes laborieuses françaises par le capital atlantiste.