Qu’on le veuille ou non, dans l’incapacité de prouver une participation d’Abdelkader Merah aux crimes de son frère, c’est sur ses opinions - qui sont délirantes - qu’il a été jugé.
Pour éviter de tomber dans le procès de la liberté d’expression, on a tordu l’arsenal législatif pour en faire le membre d’une Association de malfaiteurs.
Malfaisant, il l’est certes mais sauf en temps de guerre, ce n’est pas un délit.
Malfaiteur ? ça n’a pas été prouvé et c’est au prix d’une interprétation libre des lois de la République que les juges l’ont placé dans cette catégorie fourre-tout « Association de malfaiteurs » dès lors que rien ne permettait de le relier matériellement aux tueries.
C’était sans doute la seule option possible pour préserver une certaine quiétude sociale.
Le problème n’est pas pour ce cas ( qui sera de toute manière rejugé ) mais pour ce qui pourrait faire jurisprudence dans le futur dans des procès qui concerneraient d’autres mouvances que l’Islam radical.