Mai 68 a remis au
goût du jour des notions aussi éculées que le droit au bonheur, la
dénonciation de l’hypocrisie bourgeoise, l’opposition aux
guerres impérialistes notamment celle du Vietnam, la libération
sexuelle pour ceux et celles qui le désiraient.
Des mythes sans doute, mais des mythes mobilisateurs et d’esprit libérateur quand aujourd’hui les seuls thèmes à mobiliser sont soit marqués au sceau du nombrilisme ethnique soit de l’avidité consumériste sans limites.
Mai 68 a semé les
germes de toutes les lois couronnant les avancées des mœurs que
l’on connaît aujourd’hui.
A contrario le
mouvement n’a pas permis de voir se dégager parmi les grandes
figures de l’époque de grands hommes d’état, au mieux de
pesants apparatchiks sans envergure.
Ses leaders de l’époque ont été
broyés par ce qu’ils dénonçaient, le conformisme social, ce qui
soulignait à la fois la fragilité de leurs convictions et la
solidité des règles de la société.
Rares sont ceux qui
sont restés fidèles aux idéaux de leur jeunesse d’alors, les autres sont passés de l’esprit des barricades à la pensée
réactionnaire et bénéficient de cette considération que les
médias « mainstream » accordent sans mégoter à ceux
qui se renient.