C’est ça... et la marmotte elle plie le papier autour !..
Ce que les Nazis en ont tiré comme argumentation pour établir leur régime monstrueux n’implique pas qu’ils se soient inspirés de fausses légendes ou de faits imaginaires. C’est aussi c.. d’énoncer une chose comme ça que de dire que Wagner serait un salaud au prétexte que Hitler aimait sa musique.
On sait aujourd’hui que dix ou quinze mille ans plus tôt certains amérindiens qu’on croyait arrivés de Sibérie par le détroit de Beiring étaient venus en fait de Gascogne en bateau par la banquise ! (quand le niveau des océans était quelques dizaines de mètre plus bas)
Comme quoi, l’histoire... comme femme varie, et bien fol est qui s’y fie !
Si je dis que le voyage aurait tout aussi bien pu se faire en sens inverse, qui me démontrera le contraire ?
La philologie est certes très intéressante mais elle n’est pas un parangon de justesse. Ce n’est, là aussi, qu’hypothèses de « spécialistes », de la linguistique en l’occurrence et il faut avoir un regard beaucoup plus « généraliste » pour tirer des conclusions, notamment une vision de géographe et d’antropologue, pour comprendre les pratiques quotidiennes des peuples en question.
Qui nous prouve que les migrations des peuples se sont produites selon les schémas qu’on nous propose ? Pure hypothèse là encore ! De toute évidence erronée, et ceci pour une raison toute simple : sauf à disposer de bêtes de somme en quantités, il est bien plus facile de naviguer que de marcher en transportant ses affaires, et toutes les grandes pénétrations continentales se sont faites par les fleuves ou le long des côtes.
On est donc tout à fait en droit de penser que les nouveaux arrivants sont venus par la mer et les fleuves (Méditerrannée, Mer Noire, Danube, Rhône, etc), et, partant de ce constat pratique, rien ne prouve qu’ils soient effectivement venus de l’Est « originellement ».
Ils pouvaient tout aussi bien débarquer d’Amérique ou des Indes !... (ou d’Atlantide ou d’Hyperborée). Ca ne changerait rien à la répartition des phonèmes dans les langues européennes, parce que (ça devrait être clair pour tout le monde ?) l’occupation des espaces libérés par les glaces ne s’est pas faite de manière linéaire mais par taches de colonisation successives, à la manière d’un cancer, et toujours le long des voies de communication disponibles.
Ca veut donc dire que le site de Bibracte pourrait très bien avoir été habité deux ou trois mille ans avant Athènes ou Sparte, même si ensuite se sont établi des relations d’Est en Ouest. C’est une hypothèse très osée mais pas plus idiote qu’une autre. La chronologie est très aléatoire dans ce domaine tant qu’on ne trouve pas la preuve (à charge et à décharge) d’une hypothèse de départ.
Malheureusement, les historiens officiels ont toujours tendance, à l’instar des juges d’instruction, à ne prendre en compte que ce qui justifie leurs propres théories...