@Michel DROUET
Le ruissellement est désormais une supercherie, puisqu’au contraire les 1 ou 2% les plus riches « aspirent » une part croissante du PIB et de la richesse cumulée.
Sur la question de l’immigration, les bons sentiments sont contre productifs car ils entretiennent des illusions que nos sociétés ne sont pas en mesure de satisfaire, entrainant le travail clandestin, les trafics, le repli et les griefs. J’ai vu ce soir un reportage épouvantable sur un candidat à l’émigration ayant vendu un rein en Egypte pour payer le passage, sa santé est compromise et il doit renoncer car le tarif des passeurs est supérieur à ce qu’il a gagné (on l’a volé de la moitié). Je pense, à l’opposé des utopiques déclarations papales et humanitaristes, qu’il faut au contraire une campagne massive pour dissuader les candidats au départ, en diffusant en boucle les reportages et informations sur le rançonnage, l’exploitation, les risques vitaux du trajet, et l’impasse à l’arrivée. Les séquences lénifiantes sur quelques cas isolés de réussite sont un leurre, cela me rappelle le film sur une société post cataclysme où existait l’illusion d’un passage vers un monde libre, mais qui menait à un robot exterminateur. Désolé d’être rabat joie, mais il faut ouvrir les yeux sur les réalités, il n’y a plus ici de verte vallée, mais plutôt une vallée de larmes.