Bonjour Robin Guilloux
« La Laïcité » n’est pas la séparation des Eglises et de l’Etat - le mot ne figure d’ailleurs nulle part dans la Loi de 1905 -,...
C’est très juste le mot n’y figure pas, mais il y a toutefois une grande pertinence sémantique essentielle il me semble puisque la société religieuse, catholique particulièrement sous nos latitudes, était composée de clercs, et de laïcs, ouailles sans prérogatives ni droits que ceux de se soumettre à l’autorité des premiers consacrés, à leurs dogmes intangibles, à l’autorité papale indiscutable et infaillible, aux saints sacrements.
Symboliquement je trouve que c’était une reprise en main de la société civile qui n’avait plus envie d’être cornaquée par le clergé, censé représenté l’autorité divine ici-bas. Jésus ne fit-il pas la même chose pour libérer ses frères de foi de l’autorité des docteurs et du sanhédrin et de leurs déviances, prêchant de rendre à César ce qui lui revenait.
Cela n’ôtait rien aux croyants, qui restaient laïcs à part entière, bien au contraire puisque ça leur apportait liberté de jugement et de conscience dont ils avaient été dépouillés par allégeance culturelle, atavique, et dont ils n’avaient du coup plus à en rendre compte en confessions.
La séparation des pouvoirs religieux et politiques, n’est juste qu’une analogie de séparations des mêmes pouvoirs cléricaux et laïcs, qui s’exerçaient sur la cité temporelle.