Il est nécessaire qu’il existe un service public de l’enseignement et de la santé, mais pas forcément pour la téléphonie, la fourniture de courant, les transports ou l’audio-visuel. Si nous avons en France l’internet aussi bon marché, c’est du fait de la concurrence. Néanmoins, concernant les grandes infrastructures (rail, distribution d’électricité, et également le nucléaire) je pense que cela devrait rester public, alors que le train et la fourniture de courant peuvent bénéficier de la concurrence.
Pour en revenir à l’hôpital, il est faux de prétendre qu’on lui demande d’être « rentable », car il y a des dotations sur fonds publics par la sécu, il lui est demandé d’être plus « efficient », c’est à dire l’efficacité à coût raisonnable, n’oublions pas que la part du PIB consacré à la santé en France est le 3ème plus élevée du monde.
Il est frappant que les syndicats des entreprises parapubliques et la gauche radicale parlent de « défense du service public » quand leur combat concerne en fait la « défense des avantages catégoriels spécifiques » supplémentaires par rapport aux autres travailleurs.
Contrairement à certaines affirmations qui relèvent de la méthode Coué, la grande majorité des Français (72%) soutient la fin des statuts conférant des avantages spécifiques dont la justification historique a disparue (machines à vapeur, etc.). Ces avantages avaient été maintenus jusqu’ici uniquement du fait du pouvoir de nuisance de grèves affectant l’ensemble de la population.