C’est déjà bien
de reconnaître qu’il y a une culture arabo-musulmane.
La plupart des gens
de votre bord considèrent que ce qui n’est pas la France n’existe
pas ou n’a même pas le droit à l’existence.
Certains ont beau
être quasiment illettrés, ils se sentent d’une essence supérieure
parce qu’ils parlent ou baragouinent le français.
Ne parlons pas de
leur expression écrite dont la syntaxe frise l’indécence.
On est aujourd’hui
bien loin des admirables rhéteurs de l’Extrême-droite
d’avant-guerre, des lettrés maniant le français avec dextérité
et amour de la langue.
Reste aujourd’hui
le père le Pen bien solitaire dans sa tour d’ivoire.
Ce que prouve ce que
je vous relevez à Bagdad et qui n’est pas un phénomène, c’est
que le savoir et la soif de culture résistent aux pires épreuves et
Dieu sait que c’en est une de supporter le joug d’une armée
aussi peu civilisée que l’US Army.
Les GIs ont tout rasé car ils
sont passés maîtres dans l’art de la destruction et pourtant dans
les gravats, sous les ruines, les fleurs repointent.
Puis-je incidemment et respectueusement vous faire remarquer que le « h » du verbe haïr n’est pas muet et que, s’il peut arriver que dans des poésies pour des raisons de prosodie le « e » de la négation « ne » soit élidé, cela ne peut en aucun cas se justifier dans un texte.
« Ils ne haïssent pas » au lieu de « ils n’haïssent » est plus correct.