L’auteur s’interroge :
« Y a-t-il quelque chose à sauver
dans le christianisme ? »
Afin de pouvoir répondre à cette question, il faut
commencer par préciser que l’histoire
réelle du Christianisme n’a rien de commun avec le récit qui nous a été donné
sous le nom de Nouveau Testament.
En effet, il y a eu un faux et un vrai christianisme.
Le faux
christianisme fondé par Paul ne fut qu’une imitation du Christianisme primitif,
et les nouveaux Évangiles ne furent qu’une œuvre de démarquage de l’Évangile
primitif, auquel ont été ajouté la légende de Jésus et les miracles qu’ils lui
attribuent.
Le premier christianisme fut un enseignement donné par quelques initiés
formant un parti violemment persécuté et dont le souvenir fut effacé par la
doctrine qui triompha plus tard.
Ces deux
christianismes ne se confondent pas, et sont en opposition complète.
Le
Christianisme primitif avait été une doctrine sur le Christ, son nom est resté
pour l’indiquer, ses partisans s’appelaient Christiens
; ce ne fut pas une doctrine sur Jésus, qui n’y fut introduit que plus tard par
des esprits vulgaires qui vinrent rapetisser l’idée de Rédemption.
Le Jésuisme a tué le Christianisme.