point par point :
1) Le protectionnisme, sous quelque forme qu’il soit, appauvrit plus de consommateurs qu’il ne protège de producteurs. La TVA sociale fera financer par les salariés français la compétitivité améliorée des entreprises à l’export. Quid des entreprises locales qui exportent peu, des entreprises de service, dont la clientèle sera appauvrie ? Sauf spirale inflationniste sur les salaires, voir réponse précédente à FredM
2) Au risque de me répéter, cet argument ne résiste pas à l’analyse : simple changement de moment de la taxation dans le flux de l’argent dans l’entreprise. Ajoutons que la moindre valeur ajoutée nette se traduira par moins de réinvestissement et donc à terme moins de gains de productivité : les gains sur les cotisations seront vite « mangés ».
3) La TVA sociale devra bien alimenter les caisses d’AM ou de retraite : le gain administratif sera médiocre. et comme il n’est pas envisageable ni envisagé de supprimer toutes les cotisations (il ne s’agit que d’un transfert partiel dans la plupart des propositions, sinon le taux de TVA à appliquer serait prohibitif), la bureaucratie URSSAFF a de beaux jours devant elle même avec la TVA sociale.
4)Les propositions de Bayrou et consorts ne portent que sur un transfert de financement des institutions monopolistiques actuelles. toute réforme, dans ce cadre, ne serait que de surface, pas structurelle.